Les combats se sont intensifiés, mercredi 26 juillet, au Liban sud
entre l'armée israélienne et le Hezbollah, notamment dans le secteur
de Bint Jbeil où Tsahal a essuyé des pertes importantes. Annoncé
comme
"prise" de façon prématurée par Tsahal, Bint Jbeil ne
serait en fait qu'encerclée par les soldats israéliens dont
plusieurs seraient tombés dans des embuscades tendues par les
miliciens du Parti de Dieu.
Huit militaires israéliens ont été tués dans les affrontements
qui les ont opposés aux combattants du Hezbollah à Bint Jbeil, a
reconnu en fin de journée une porte-parole de l'armée israélienne.
"Huit soldats ont été tués et vingt-deux blessés dans les combats à
Bint Jbeil", à quelque 4 km de la frontière, a-t-elle déclaré.
Les combats en cours "ont fait un grand nombre de victimes"
israéliennes, avait peu auparavant affirmé le général Udi Adam,
commandant de la région militaire nord d'Israël, estimant que
l'offensive lancée le 12 juillet durerait "encore plusieurs
semaines". "Les combats se poursuivent à cette heure. Ils ont
fait un grand nombre de victimes mais nos soldats poursuivent leur
mission", a-t-il ajouté.
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Le Hezbollah
demande un cessez-le-feu et l'échange de prisonniers |
| Le
Hezbollah a rejeté mercredi toute solution à la crise
autre qu'un "échange de prisonniers à travers des
négociations indirectes et un cessez-le-feu total et
immédiat". "Le gouvernement libanais s'est
engagé à aboutir à un cessez-le-feu immédiat et total et
à des négociations indirectes pour l'échange de
prisonniers" entre Israël et le Hezbollah, "toute
autre proposition est inacceptable", a déclaré
Mohamad Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah,
dans un communiqué.
Le responsable du Hezbollah a fait cette déclaration
alors que la conférence internationale de Rome sur le
Liban venait d'exprimer son soutien à l'idée "qu'une
force internationale soit autorisée sous le mandat de
l'ONU". De son côté, le premier ministre libanais,
Fouad Siniora, également à Rome, a demandé un échange de
prisonniers entre Israël et le Liban sous les auspices
du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). -
(AFP) |
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Selon lui, les militaires ont été pris dans "une embuscade par
des dizaines de combattants du Hezbollah". "Aujourd'hui est
un jour difficile et j'estime, à mon grand regret, qu'il y en aura
d'autres. Mais [...] des dizaines de terroristes ont été
tués". Au cours des opérations à Bint Jbeil où sont engagées des
unités de deux régiments d'infanterie d'élite, appuyées par des
blindés et l'aviation, les militaires ont notamment "détruit des
infrastructures diverses, des postes de communication et saisi
d'importants matériels du point de vue du renseignement", a
indiqué le général Adam. Il a souligné que "le but de l'opération
n'a jamais été de conquérir Bint Jbeil mais des positions assurant
un contrôle de cette localité" où se situe le commandement local
du Hezbollah.
Des médias arabes, notamment la chaîne de télévision Al-Jazira,
avaient annoncé treize morts dans les rangs de Tsahal. Des
affrontements sont également en cours plus à l'est dans le secteur
de Maroun Al-Ras, tout près de la frontière avec Israël, faisant des
blessés dans les rangs israéliens, selon une porte-parole de l'armée
israélienne. Dans le reste du Liban sud, des dizaines de personnes,
dont des enfants, étaient ensevelies mercredi, parfois depuis
plusieurs jours, sous les décombres de leurs maisons démolies par
des bombardements, selon des sources libanaises.
ZONE TAMPON AU LIBAN
A Beyrouth, deux avions militaires jordaniens chargés d'aide
médicale ont atterri pour la première fois sur l'aéroport
international, qui était soumis à un blocus israélien depuis le 13
juillet, et une mission d'évacuation de grands blessés était en
préparation.
Plus de 400 personnes, dans leur immense majorité des civils, ont
été tuées au Liban depuis le début de l'offensive israélienne, le 12
juillet, à la suite de la capture en territoire israélien de deux
soldats israéliens par le Hezbollah. Si le bilan des pertes
israéliennes annoncé par Al-Jazira se confirmait, l'opération en
cours, lancée le 12 juillet après la capture de deux militaires
israéliens par le Hezbollah en territoire israélien, aurait déjà
coûté la vie à 37 soldats de Tsahal. En outre, 18 civils ont été
tués depuis cette date par les tirs de roquette du Hezbollah sur des
agglomérations israéliennes, qui n'ont pas cessé.
Mercredi, l'Etat hébreu a néanmoins réaffirmé sa volonté de ne
pas "réoccuper" le Liban mais d'établir une "zone de
sécurité" d'un à deux kilomètres à l'intérieur du territoire
libanais pour se protéger des attaques du Hezbollah. Pour Ygal
Palmor, un porte-parole du ministère des affaires étrangères,
"cette zone n'aura pas de raison d'être si l'armée libanaise ou une
force multinationale prennent position au Liban sud".