Le gouvernement tchèque prend ses distances avec le président Havel sur l'Irak

PRAGUE (AP) - Le soutien affiché par le président Vaclav Havel pour la position américaine sur l'Irak n'engage que lui et ne reflète pas la politique étrangère du gouvernement tchèque, a affirmé vendredi le ministre tchèque des Affaires étrangères Cyril Svoboda.

M. Havel fait en effet partie des huit dirigeants européens qui ont signé une lettre de soutien à Washington sur la question irakienne, publiée dans plusieurs journaux, qui prend de fait à contre-pied la France et l'Allemagne, hostiles à une intervention armée.

"Cette lettre n'exprime qu'une attitude politique", a observé Cyril Svoboda, soulignant la caractère personnel de l'initiative présidentielle.

La veille, le Premier ministre Vladimir Spidla avait déjà estimé que le président Havel avait outrepassé ses pouvoirs en paraphant cet appel collectif. M. Spidla avait du reste refusé de signer la lettre, rappelant que la position tchèque avait été déterminée par la représentation nationale.

Les députés tchèques se sont prononcés au cours du mois de janvier pour l'envoi, en cas de guerre contre l'Irak, d'une unité spécialisée dans le traitement des blessures d'origines chimiques ou bilogiques. AP