Le
Prix Mahdi Elmandjra pour
Le Prix pour
Ce changement de désignation ne
signifie nullement un amoindrissement de l’importance de la communication
culturelle Nord-Sud comme condition essentielle pour la construction de la paix.
Il s’agit toutefois de mettre l’accent sur la défense de la dignité dans les
pays du Sud comme condition pour leur respect d’eux-mêmes ….
En cette dix-septième année du Prix,
l’honneur va à des lauréats qui dénoncent la corruption tout en contribuant à
faire prendre conscience de ses
effets néfastes, une corruption liée à l’accroissement des inégalités sociales et aux
injustices des régimes politiques non-représentatifs
des aspirations de leurs populations.
Le Prix pour
L’Association Marocaine de Lutte
Contre
Sa
création n’ayant pas été bien accueillie par les pouvoirs publics qui lui ont
refusé pendant les huit premières années d’existence la remise du récépissé de
dépôt de déclaration administrative, T.M. a déployé ses premières actions dans le cadre d’un
vaste réseau associatif de soutien, pour s’étendre ensuite à de nombreux
partenariats internes et internationaux. Inscrivant son travail dans le cadre
de la défense des droits de la personne et de la primauté de l’Etat de droit,
l’Association apporte un soutien particulier aux victimes de la répression qui
frappe les dénonciateurs des actes de corruption, tels que le Capitaine Adib
qui s’est vu décerner par Transparency International le premier prix mondial de la lutte contre la corruption :
« Transparency
International Integrity Reward » et les trois avocats
auteurs d’ « Une Lettre à
l’histoire », lesquels ont été nominés pour ce même Prix. en 2007. Il s’agit de Lhabib HAJJI, Abdellatif KENJAA et Khalid
BOUHAYEL.

Les trois avocats
auteurs d’ « Une Lettre à l’histoire »
De
gauche à droite :
Maître
Abdellatif KENJAA- Maître Lhabib HAJJI- Maître Khalid BOURHAYEL
Ces trois
co-signataires qui ont osé s’élever contre les abus flagrants et dénoncer des actes avérés de corruption au
Tribunal de Tétouan ont fait l’objet de poursuite par le parquet et ont été
radiés du barreau de Tétouan. Leurs
recours sont en instance auprès de
Ce Prix est financé par les droits d’auteur des écrits de
son initiateur. Il a été octroyé, pour la première fois en 1992, à Ahmed
SANOUSSI (Maroc), satiriste et à Larbi SEBBAN (Maroc), caricaturiste des
journaux «Al Alam» et «Al Quds». Les lauréats de 1993 furent Ramsey CLARK,
ancien ministre de la Justice (Etats-Unis) et Mounir BASHIR (Iraq). Il a été
décerné en 1994 à deux hommes de théâtre, Ibrahim SPAHIC (Bosnie) et Taib
SEDDIKI (Maroc).
Il fut remis, en 1995, au Professeur
Yuzo ITAGAKI de l'Université de Tokyo (Japon), en 1996 aux Professeurs François
BURGAT (France) et Ahmed LAKHDAR-GHAZAL (Maroc). Il fut attribué en 1997 à
l’Association internationale FUTURIBLES (France) et à l’Agence de Presse et
d'édition Chiraa Tanger (Maroc). En 1998, il a été remis à Ahmed BEN YESSEF un
des maîtres peintres des écoles de Tétouan et Séville et El Mostafa REZRAZI, le
premier marocain à obtenir un doctorat d’une université japonaise.
Le Prix fut attribué en 1999 à
l’enfance Irakienne collectivement, d’une part, et à un homme de cœur, de
probité et de grand courage : Denis HALLIDAY (Irlande) qui démissionna de son
poste de Coordinateur de l’Action Humanitaire des Nations Unies le 31 octobre
1998 en signe de protestation contre les effets néfastes de l’embargo imposé
à l’Irak et dont plus de 500.000 enfants
furent victimes.
Les lauréats de l’an 2000 furent
Kiichi FUJIWARA (Japon) Professeur de Relations Internationales (International
Politics) à l'Université de Tokyo et à Amal BOUJEMAA qui fut la première fille
née à la Maternité du Souissi à Rabat en l’an 2000.
Les lauréats de 2001 étaient :
le martyr Mohamed Jamal AL-DURREH (Palestine) et tous les enfants de
l’INTIFADA et Talal ABU RAHMA, reporter de France 2.
Le
Prix pour l’année 2002 a été attribué au
Professeur Riccardo PETRELLA (Italie) Conseiller auprès de
En
2003 le Prix fut attribué à Ignacio RAMONET (France) Rédacteur en Chef du « Monde
Diplomatique » et Abdel Barri ATWAN (Palestine) Rédacteur en Chef du journal AL QUDS publié à
Londres.
Le Prix de
Le Prix
n’a pas été attribué en 2005 car ce fut une des années les plus néfastes en
matière de communication entre les
cultures au Nord comme au Sud où les populations et les « élites »
des deux bords - avec quelques rares exceptions - semblent accepter et
entériner l’agression militaire et l’injustice.
En
2006, le Prix a été
décerné à Masao TSUJIOKA (Japon), Représentant Résident de l’Agence Japonaise
de Coopération Internationale (JICA) au Maroc et à Abderraouf BENMOUSSA (Maroc)
Président de l’APMP/JICA (l’Association des Participants Marocains aux
Programmes de
Mahdi Elmandjra
www.elmandjra.org
Rabat le 17 janvier 2008