Le Prix Mahdi Elmandjra pour la Défense de la Dignité 2008  décerné à  l’Association  TRANSPARENCY Maroc et aux auteurs de la « Lettre à l’Histoire »

 

 

 

            Le Prix pour la Défense de la Dignité est, depuis 2007, la nouvelle appellation du Prix de la Communication culturelle .Nord-Sud crée en 1991 par le Professeur Mahdi Elmandjra qui l’attribua annuellement le 17 janvier depuis 1992   après la publication de son livre «  Première Guerre Civilisationnelle », celle de l’agression déclenchée en 1991 contre le peuple irakien et faisant    tristement date encore. à ce jour .avec sa considérable perte en vies innocentes.   (www.elmandjra.org/prix.htm).

 

            Ce changement de désignation ne signifie nullement un amoindrissement de l’importance de la communication culturelle Nord-Sud comme condition essentielle pour la construction de la paix. Il s’agit toutefois de mettre l’accent sur la défense de la dignité dans les pays du Sud comme condition pour leur respect d’eux-mêmes ….

 

            En cette dix-septième année du Prix, l’honneur va à des lauréats qui dénoncent la corruption  tout en  contribuant à  faire prendre  conscience de ses effets néfastes, une corruption liée à  l’accroissement des inégalités sociales et aux  injustices des régimes politiques non-représentatifs des aspirations de leurs populations.

 

            Le Prix pour la Défense de la dignité a été attribué cette année à TRANSPARENCY MAROC et à trois avocats du barreau de Tétouan auteurs d’ « Une Lettre à l’Histoire ».

 

            L’Association Marocaine de Lutte Contre la Corruption TRANSPARENCY MAROC a été créée le 6 janvier 1996 par une centaine de fondateurs provenant des milieux universitaires, économiques et de la défense des droits humains. Membre de Transparency International,  elle déploie depuis sa création  des activités de sensibilisation, d’éducation, de formation et de plaidoyer pour promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques et la lutte contre la corruption.

 

            Sa création n’ayant pas été bien accueillie par les pouvoirs publics qui lui ont refusé pendant les huit premières années d’existence la remise du récépissé de dépôt de déclaration administrative, T.M. a déployé  ses premières actions dans le cadre d’un vaste réseau associatif de soutien, pour s’étendre ensuite à de nombreux partenariats internes et internationaux. Inscrivant son travail dans le cadre de la défense des droits de la personne et de la primauté de l’Etat de droit, l’Association apporte un soutien particulier aux victimes de la répression qui frappe les dénonciateurs des actes de corruption, tels que le Capitaine Adib qui s’est vu décerner par Transparency International le premier prix  mondial de la lutte contre la corruption : « Transparency International Integrity Reward » et les trois  avocats   auteurs d’ « Une Lettre à l’histoire », lesquels ont été nominés pour ce même Prix.  en 2007. Il s’agit de  Lhabib HAJJI, Abdellatif KENJAA et Khalid BOUHAYEL.

 

           

 

 

 

 

 

Les trois  avocats   auteurs d’ « Une Lettre à l’histoire »

De gauche à droite :

Maître Abdellatif KENJAA- Maître  Lhabib HAJJI-  Maître Khalid BOURHAYEL

 

Ces trois co-signataires qui ont osé s’élever contre les abus flagrants  et dénoncer des actes avérés de corruption au Tribunal de Tétouan ont fait l’objet de poursuite par le parquet et ont été radiés du barreau de Tétouan.  Leurs recours sont en instance auprès de la Cour Suprême. Jusqu’à ce que justice leur soit rendue, ils demeurent privés du droit au travail, sans  ressources et exposés à un harcèlement judiciaire et administratif continus.

 

 

Zone de Texte: Historique du Prix : 

 

 

            Ce Prix est  financé par les droits d’auteur des écrits de son initiateur. Il a été octroyé, pour la première fois en 1992, à Ahmed SANOUSSI (Maroc), satiriste et à Larbi SEBBAN (Maroc), caricaturiste des journaux «Al Alam» et «Al Quds». Les lauréats de 1993 furent Ramsey CLARK, ancien ministre de la Justice (Etats-Unis) et Mounir BASHIR (Iraq). Il a été décerné en 1994 à deux hommes de théâtre, Ibrahim SPAHIC (Bosnie) et Taib SEDDIKI (Maroc).

 

            Il fut remis, en 1995, au Professeur Yuzo ITAGAKI de l'Université de Tokyo (Japon), en 1996 aux Professeurs François BURGAT (France) et Ahmed LAKHDAR-GHAZAL (Maroc). Il fut attribué en 1997 à l’Association internationale FUTURIBLES (France) et à l’Agence de Presse et d'édition Chiraa Tanger (Maroc). En 1998, il a été remis à Ahmed BEN YESSEF un des maîtres peintres des écoles de Tétouan et Séville et El Mostafa REZRAZI, le premier marocain à obtenir un doctorat d’une université japonaise.

 

            Le Prix fut attribué en 1999 à l’enfance Irakienne collectivement, d’une part, et à un homme de cœur, de probité et de grand courage : Denis HALLIDAY (Irlande) qui démissionna de son poste de Coordinateur de l’Action Humanitaire des Nations Unies le 31 octobre 1998 en signe de protestation contre les effets néfastes de l’embargo imposé à  l’Irak et dont plus de 500.000 enfants furent victimes.

 

            Les lauréats de l’an 2000 furent Kiichi FUJIWARA (Japon) Professeur de Relations Internationales (International Politics) à l'Université de Tokyo et à Amal BOUJEMAA qui fut la première fille née à la Maternité du Souissi à Rabat en l’an 2000.

 

            Les lauréats de 2001 étaient : le martyr Mohamed Jamal AL-DURREH (Palestine) et tous les enfants de l’INTIFADA et Talal ABU RAHMA, reporter de France 2.

 

            Le Prix pour l’année 2002  a été attribué au Professeur Riccardo PETRELLA (Italie) Conseiller auprès de la Commission Economique Européenne et enseignant à l’Université Catholique de Louvain ainsi qu’au Dr. Saïd ZULFICAR (Egypte) ancien fonctionnaire international de l’UNESCO, ancien Secrétaire général du Prix d’Architecture de l’Aga Khan et actuellement  Secrétaire général de « Patrimoine Sans Frontières ».

           

            En 2003 le Prix fut attribué à Ignacio RAMONET (France)  Rédacteur en Chef du « Monde Diplomatique » et Abdel Barri ATWAN (Palestine) Rédacteur en Chef  du journal AL QUDS  publié à Londres.

 

            Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud 2004 a été décerné à Khair-Eddine HASEEB (Irak) et Jan OBERG (Danemark) et honorait les  études sur la paix, le futur et l’unité, trois essentiels objectifs de la communication culturelle.

 

            Le Prix n’a pas été attribué en 2005 car ce fut une des années les plus néfastes en matière de communication entre les cultures au Nord comme au Sud où les populations et les « élites » des deux bords - avec quelques rares exceptions - semblent accepter et entériner l’agression militaire et l’injustice.  

 

            En 2006,  le Prix a été décerné à Masao TSUJIOKA (Japon), Représentant Résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) au Maroc et à Abderraouf BENMOUSSA (Maroc) Président de l’APMP/JICA (l’Association des Participants Marocains aux Programmes de la JICA).  Il a été décerné en 2007 à Maître Abderrahim Berrada et au journaliste  Rachid NINY,  chroniqueur et directeur du quotidien Casablancais AL MASSAE. .

 

 

 

Mahdi  Elmandjra

www.elmandjra.org

Rabat le 17 janvier  2008