Le
Prix de
Le Prix de
Maître
Abderrahim BERRADA

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L’attribution du Prix
à Maître Abderrahim BERRADA honore le courage et la constance d’un militant
infatigable, incontestable de la défense de l’état de droit et symbole du
combat contre les abus de pouvoir depuis plusieurs décennies. Le simple
parcours de son curriculum vitae en atteste sans discussion aucune. C’est un
militant qui combine harmonieusement la compétence, la conscience
professionnelle et le dévouement généreux et désintéresse à tout ce qui touche
à la défense de la personne humaine et de la dignité. A travers lui, le Prix
honore non seulement le défenseur acharné du droit mais également tous ceux qui
ont souffert d’un mal traitement honteux et auxquels il a prêté son aide bénévole.
Rachid NINI

Le choix de Rachid NINI,
journaliste militant et infatigable critique des abus et injustices que
subissent ses concitoyennes et concitoyens, dont le remarquable courage et la plume percutante, accessible quotidiennement à
ceux qu’il défend et qui y trouvent un soulagement psychologique de leurs souffrances est une
reconnaissance de sa contribution à un journalisme combatif qui refuse la
langue de bois. En désacralisant la forme d’un journalisme clientéliste et
partisan, il sacralise le contenu et la
noble mission du journalisme engagé.
On trouvera en
annexe de ce communiqué les curriculum vitae des deux lauréats.
HISTORIQUE DU PRIX
Le Prix de la
Communication Culturelle Nord-Sud qui a été
créé en 1991 par le Professeur Mahdi ELMANDJRA, à la suite de la publication de
son livre «Première Guerre Civilisationnelle», est attribué annuellement le 17
janvier, date anniversaire de la guerre meurtrière qui fut déclenchée, en 1991,
contre le peuple irakien et qui se prolonge encore à ce jour avec une
considérable perte de vies innocentes (www.elmandjra.org/prix.htm)
.
Ce Prix est financé par les droits d’auteur des écrits de
son initiateur. Il sera transformé à partir de cette année – sa seizième année – en un Prix qui sera
décerné à des défenseurs de la dignité des pays du Sud. S’il est vrai
que la communication culturelle Nord-Sud est la condition essentielle pour la
construction de la paix, il est également
vrai que sans une défense de la dignité et des valeurs propres aux cultures des
pays du Sud, ni les uns ni les autres n’avanceront dans cette voie.
L’ethnocentrisme qui caractérise une bonne partie des cultures occidentales
actuellement auquel s’ajoutent un post colonialisme culturel et un degré non
négligeable d’aliénation dans les pays du Sud demeurent des obstacles majeurs à
cette communication.
Les événements des dernières
années à travers la planète et particulièrement ceux dans le monde arabo-musulman
- celui où se concentrent les agressions les plus criminelles, les plus
barbares et les plus sordides, avec plus de dix millions de victimes, en moins
de deux décennies, et que l’on justifie, avec une énorme hypocrisie, comme des
initiatives pour la défense des droits de l’homme et de la démocratie, sont à
la base du changement de l’appellation de ce Prix.
De l’avis de
l’initiateur de ce Prix, qui a consacré toute sa vie à la promotion de la
coopération internationale et de la communication culturelle, par
l’enseignement, les écrits et à travers deux décennies de fonction publique
internationale, ce n’est que par des actions endogènes que l’on pourra contrer
les injustices d’où qu’elles proviennent. Il appartient, en premier lieu à des
acteurs du Sud, dans le Sud, d’œuvrer en
faveur de la défense de la dignité de leurs concitoyennes et concitoyens, par
leurs propres moyens, afin d’assurer le
minimum vital de respect de soi nécessaire à une confrontation efficace à la
force aveugle et à l’arrogance culturelle qui génèrent, cultivent et entretiennent les obstacles à cette dignité
- condition incontournable pour la
construction d’une paix véritable.
Une telle mutation passe
nécessairement par un respect mutuel des systèmes de valeurs et l’abolition de préjugés
de toutes sortes qui prévalent et s’amplifient à l’heure actuelle par la domination
des valeurs de la force au Nord et les méfaits de l’aliénation culturelle que
cette tutelle encourage. La défense de la dignité est de ce fait la priorité
des priorités.
LAUREATS DU PRIX DE
Le PRIX a été octroyé,
pour la première fois le 17 janvier 1992,
à Ahmed SANOUSSI (Maroc), satiriste et à Larbi SEBBAN (Maroc), caricaturiste
des journaux «Al Alam» et «Al Quds». Les lauréats de 1993 furent Ramsey
CLARK, ancien ministre de la Justice (Etats-Unis) et Mounir BASHIR (Iraq). Il a
été décerné en 1994 à deux hommes de théâtre, Ibrahim SPAHIC (Bosnie) et Taib
SEDDIKI (Maroc).
Il fut remis, en 1995,
au Professeur Yuzo ITAGAKI de l'Université de Tokyo (Japon), en 1996 aux
Professeurs François BURGAT (France) et Ahmed LAKHDAR-GHAZAL (Maroc). Il fut
attribué en 1997 à l’Association internationale FUTURIBLES (France) et à
l’Agence de Presse et d'édition Chiraa Tanger (Maroc). En 1998, il a été remis
à Ahmed BEN YESSEF un des maîtres peintres des écoles de Tétouan et Séville et
El Mostafa REZRAZI, le premier marocain à obtenir un doctorat d’une université
japonaise.
Le Prix fut attribué en 1999
à l’enfance Irakienne collectivement, d’une part, et à un homme de cœur, de
probité et de grand courage : Denis HALLIDAY (Irlande) qui démissionna de son
poste de Coordinateur de l’Action Humanitaire des Nations Unies le 31 octobre
1998 en signe de protestation contre les effets néfastes de l’embargo imposé à l’Irak et dont plus de 500.000 enfants furent
victimes.
Les lauréats de l’an 2000
furent Kiichi FUJIWARA (Japon) Professeur de Relations Internationales
(International Politics) à l'Université de Tokyo et à Amal BOUJEMAA qui fut la
première fille née à la Maternité du Souissi à Rabat en l’an 2000. Les lauréats
de 2001 étaient : le martyr Mohamed Jamal AL-DURREH (Palestine) et
tous les enfants de l’INTIFADA et Talal ABU RAHMA, reporter de France 2.
Le Prix pour l’année
En 2003 le Prix fut attribué à Ignacio RAMONET
(France) Rédacteur en Chef du
« Monde Diplomatique » et Abdel Barri ATWAN (Palestine) Rédacteur en
Chef du journal AL QUDS publié à Londres. Le Prix de la
Communication Culturelle Nord-Sud 2004 a été décerné à Khaireddine
HASEEB (Irak) et Jan OBERG (Danemark) et honorait les études sur la paix, le futur et l’unité,
trois essentiels objectifs de la communication culturelle.
Le Prix n’a pas été attribué en 2005 car ce
fut une des années les plus néfastes en matière de communication entre les cultures au
Nord comme au Sud où les populations et les « élites » des deux bords
- avec quelques rares exceptions - semblent accepter et entériner l’agression
militaire et l’injustice.
En 2006, le Prix a été décerné à Masao TSUJIOKA (Japon),
Représentant Résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale
(JICA) au Maroc et à Abderraouf BENMOUSSA (Maroc) Président de l’APMP/JICA
(l’Association des Participants Marocains aux Programmes de la JICA).
Mahdi Elmandjra
www.elmandjra.org
Rabat, le 17 janvier 2007

Rachid NINI
Curriculum
Vitae
Né
à Benslimane en 1970
Journaliste, Directeur du jeune quotidien AL MASSAE
(Casablanca) qui parait depuis trois mois.
Ancien journaliste à la chaîne de télévision 2M,
producteur du programme « Nostalgia ».
Auteur du livre « Journal d’un immigré
clandestin » qui a été traduit en espagnol.
Prépare un doctorat en Lettres au sujet de la Littérature
marocaine contemporaine.
Auteur d’une rubrique quotidienne depuis quatre ans dans
plusieurs journaux.
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