Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud transformé à partir de 2007 en Prix pour la Défense de la Dignité. Il a été décerné à Me Abderrahim BERRADA et Rachid NINI

 

Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud est transformé à partir de cette année en Prix pour la Défense de la Dignité. Il a été décerné à Me Abderrahim Berrada et à Rachid NINI.

 

Maître Abderrahim BERRADA

 

 

 

 

                                                                                                                                             

L’attribution du Prix à Maître Abderrahim BERRADA honore le courage et la constance d’un militant infatigable, incontestable de la défense de l’état de droit et symbole du combat contre les abus de pouvoir depuis plusieurs décennies. Le simple parcours de son curriculum vitae en atteste sans discussion aucune. C’est un militant qui combine harmonieusement la compétence, la conscience professionnelle et le dévouement généreux et désintéresse à tout ce qui touche à la défense de la personne humaine et de la dignité. A travers lui, le Prix honore non seulement le défenseur acharné du droit mais également tous ceux qui ont souffert d’un mal traitement honteux et auxquels il a prêté son aide bénévole.

 

Rachid NINI

 

 

Le choix de Rachid NINI, journaliste militant et infatigable critique des abus et injustices que subissent ses concitoyennes et concitoyens, dont le  remarquable courage et la  plume percutante, accessible quotidiennement à ceux qu’il défend et qui y trouvent un soulagement  psychologique de leurs souffrances est une reconnaissance de sa contribution à un journalisme combatif qui refuse la langue de bois. En désacralisant la forme d’un journalisme clientéliste et partisan, il sacralise  le contenu et la noble mission du journalisme engagé.

 

On trouvera en annexe de ce communiqué les curriculum vitae des deux lauréats.

 

HISTORIQUE  DU PRIX                                                     

 

Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud qui a  été créé en 1991 par le Professeur Mahdi ELMANDJRA, à la suite de la publication de son livre «Première Guerre Civilisationnelle», est attribué annuellement le 17 janvier, date anniversaire de la guerre meurtrière qui fut déclenchée, en 1991, contre le peuple irakien et qui se prolonge encore à ce jour avec une considérable perte de vies innocentes  (www.elmandjra.org/prix.htm) .

 

Ce Prix est  financé par les droits d’auteur des écrits de son initiateur. Il sera transformé à partir de cette année –  sa seizième année – en un Prix qui sera décerné à des défenseurs de la dignité des pays du Sud. S’il est vrai que la communication culturelle Nord-Sud est la condition essentielle pour la construction de la paix,  il est également vrai que sans une défense de la dignité et des valeurs propres aux cultures des pays du Sud, ni les uns ni les autres n’avanceront dans cette voie. L’ethnocentrisme qui caractérise une bonne partie des cultures occidentales actuellement auquel s’ajoutent un post colonialisme culturel et un degré non négligeable d’aliénation dans les pays du Sud demeurent des obstacles majeurs à cette communication.

 

Les événements des dernières années à travers la planète et particulièrement ceux dans le monde arabo-musulman - celui où se concentrent les agressions les plus criminelles, les plus barbares et les plus sordides, avec plus de dix millions de victimes, en moins de deux décennies, et que l’on justifie, avec une énorme hypocrisie, comme des initiatives pour la défense des droits de l’homme et de la démocratie, sont à la base du changement de l’appellation de ce Prix. 

 

De l’avis de l’initiateur de ce Prix, qui a consacré toute sa vie à la promotion de la coopération internationale et de la communication culturelle, par l’enseignement, les écrits et à travers deux décennies de fonction publique internationale, ce n’est que par des actions endogènes que l’on pourra contrer les injustices d’où qu’elles proviennent. Il appartient, en premier lieu à des acteurs du Sud, dans le Sud,  d’œuvrer en faveur de la défense de la dignité de leurs concitoyennes et concitoyens, par leurs propres moyens,  afin d’assurer le minimum vital de respect de soi nécessaire à une confrontation efficace à la force aveugle et à l’arrogance culturelle qui génèrent, cultivent  et entretiennent les obstacles à cette dignité  - condition incontournable pour la construction d’une paix véritable.

 

Une telle mutation passe nécessairement par un respect mutuel des systèmes de valeurs et l’abolition de préjugés de toutes sortes qui prévalent et s’amplifient à l’heure actuelle par la domination des valeurs de la force au Nord et les méfaits de l’aliénation culturelle que cette tutelle encourage. La défense de la dignité est de ce fait la priorité des priorités.

 

 

 

LAUREATS DU PRIX DE 1992 A 2006

 

Le PRIX a été octroyé, pour la première fois  le 17 janvier 1992, à Ahmed SANOUSSI (Maroc), satiriste et à Larbi SEBBAN (Maroc), caricaturiste des journaux «Al Alam» et «Al Quds». Les lauréats de 1993 furent Ramsey CLARK, ancien ministre de la Justice (Etats-Unis) et Mounir BASHIR (Iraq). Il a été décerné en 1994 à deux hommes de théâtre, Ibrahim SPAHIC (Bosnie) et Taib SEDDIKI (Maroc).

 

Il fut remis, en 1995, au Professeur Yuzo ITAGAKI de l'Université de Tokyo (Japon), en 1996 aux Professeurs François BURGAT (France) et Ahmed LAKHDAR-GHAZAL (Maroc). Il fut attribué en 1997 à l’Association internationale FUTURIBLES (France) et à l’Agence de Presse et d'édition Chiraa Tanger (Maroc). En 1998, il a été remis à Ahmed BEN YESSEF un des maîtres peintres des écoles de Tétouan et Séville et El Mostafa REZRAZI, le premier marocain à obtenir un doctorat d’une université japonaise.

 

Le Prix fut attribué en 1999 à l’enfance Irakienne collectivement, d’une part, et à un homme de cœur, de probité et de grand courage : Denis HALLIDAY (Irlande) qui démissionna de son poste de Coordinateur de l’Action Humanitaire des Nations Unies le 31 octobre 1998 en signe de protestation contre les effets néfastes de l’embargo imposé à  l’Irak et dont plus de 500.000 enfants furent victimes.

 

Les lauréats de l’an 2000 furent Kiichi FUJIWARA (Japon) Professeur de Relations Internationales (International Politics) à l'Université de Tokyo et à Amal BOUJEMAA qui fut la première fille née à la Maternité du Souissi à Rabat en l’an 2000. Les lauréats de 2001 étaient : le martyr Mohamed Jamal AL-DURREH (Palestine) et tous les enfants de l’INTIFADA et Talal ABU RAHMA, reporter de France 2.

 

Le Prix pour l’année 2002 a été attribué au Professeur Riccardo PETRELLA (Italie) Conseiller auprès de la Commission Economique Européenne et enseignant à l’Université Catholique de Louvain ainsi qu’au Dr. Said ZULFICAR (Egypte) ancien fonctionnaire international de l’UNESCO, ancien Secrétaire général du Prix d’Architecture de l’Aga Khan et actuellement  Secrétaire général de « Patrimoine Sans Frontières ».

 

En 2003 le Prix fut attribué à Ignacio RAMONET (France)  Rédacteur en Chef du « Monde Diplomatique » et Abdel Barri ATWAN (Palestine) Rédacteur en Chef  du journal AL QUDS  publié à Londres. Le Prix de la Communication Culturelle Nord-Sud 2004 a été décerné à Khaireddine HASEEB (Irak) et Jan OBERG (Danemark) et honorait les  études sur la paix, le futur et l’unité, trois essentiels objectifs de la communication culturelle.

 

Le Prix n’a pas été attribué en 2005 car ce fut une des années les plus néfastes en matière de communication entre les cultures au Nord comme au Sud où les populations et les « élites » des deux bords - avec quelques rares exceptions - semblent accepter et entériner l’agression militaire et l’injustice.  

 

En 2006,  le Prix a été décerné à Masao TSUJIOKA (Japon), Représentant Résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) au Maroc et à Abderraouf BENMOUSSA (Maroc) Président de l’APMP/JICA (l’Association des Participants Marocains aux Programmes de la JICA).

 

Mahdi  Elmandjra

www.elmandjra.org

Rabat, le 17 janvier  2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Rachid NINI

 

Curriculum Vitae

 

Né à Benslimane en 1970

 

Journaliste, Directeur du jeune quotidien AL MASSAE (Casablanca) qui parait depuis trois mois.

 

Ancien journaliste à la chaîne de télévision 2M, producteur du programme « Nostalgia ».

 

Auteur du livre « Journal d’un immigré clandestin » qui a été traduit en espagnol.

 

Prépare un doctorat en Lettres au sujet de la Littérature marocaine contemporaine.

 

Auteur d’une rubrique quotidienne depuis quatre ans dans plusieurs journaux.

 

 

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